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Retraite européenne : calcul de la pension française, 3 exemples

Années à l'étranger : votre caisse calcule deux pensions et verse la plus élevée. Taux, salaire moyen, Agirc-Arrco, minimum : 3 exemples pour vérifier la vôtre.

Publié le 29 octobre 202612 min de lecturePar Claude-Henri Poitou

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Vous avez travaillé quelques années en Allemagne, en Suisse ou en Espagne, et le montant annoncé par votre caisse vous laisse perplexe. C'est normal : votre retraite française est calculée deux fois, selon des règles qui ont changé en juillet 2022 et que beaucoup de pages décrivent encore à l'ancienne.

Ce guide explique le calcul, le montre sur trois exemples chiffrés et vous donne de quoi vérifier votre notification. Il vaut pour les carrières en partie dans l'Union européenne, l'Espace économique européen, en Suisse ou au Royaume-Uni ; les conventions signées avec d'autres pays ont leurs propres règles, résumées plus bas. Pour le calendrier des demandes, voir notre guide retraite dans plusieurs pays.

L'essentiel en 30 secondes

  • Deux calculs, le plus élevé est versé : une pension nationale, sur vos seuls trimestres français, et une pension proratisée, calculée comme si toute votre carrière était française, puis réduite à la part française.
  • Vos années à l'étranger n'agissent que sur le taux : elles réduisent ou suppriment la décote. Elles ne changent ni votre salaire annuel moyen ni la part de durée que paie la France.
  • Le salaire annuel moyen ne retient que vos salaires français : vos 25 meilleures années françaises, ou toutes si vous en avez moins de 25, sans réduction depuis juillet 2022.
  • En pratique, la pension proratisée l'emporte presque toujours.
  • L'Agirc-Arrco ne verse que vos points français, mais devrait être servie sans minoration si l'étranger vous donne le taux plein au régime de base.
  • Le minimum contributif suppose d'avoir demandé toutes vos retraites, étrangères comprises, et il est plafonné toutes pensions confondues.

Deux calculs, la caisse verse le plus élevé

Quand vous avez travaillé dans un autre pays européen, votre caisse calcule deux pensions et vous verse la plus élevée (règlement 883/2004, art. 52 ; exposé de la Cnav « Mode de calcul de la retraite personnelle - règlements européens »).

La pension nationale

C'est le calcul habituel, comme si vous n'aviez jamais travaillé ailleurs :

salaire annuel moyen × taux × trimestres français ÷ durée exigée

Le taux ne retient que vos trimestres français. S'il vous en manque, la décote s'applique : 0,625 point de taux par trimestre, le nombre retenu étant le plus petit entre les trimestres qui manquent et ceux qui vous séparent de 67 ans (Mémento 2026.07, fiche 4).

La pension proratisée

La caisse calcule d'abord une pension théorique, comme si toute votre carrière s'était déroulée en France : même salaire annuel moyen, fait de vos seuls salaires français, mais un taux et une durée qui comptent vos trimestres étrangers, dans la limite de la durée exigée. Elle la réduit ensuite à la part de vos trimestres français dans votre durée totale (exposé de la Cnav « Montant de la retraite communautaire »).

En combinant les deux étapes, le calcul se résume à :

salaire annuel moyen × taux France et étranger × trimestres français ÷ durée exigée

Seul le taux change par rapport à la pension nationale. Vos années à l'étranger réduisent ou suppriment la décote ; elles ne changent ni votre salaire moyen ni la part que paie la France. Et une fois la durée exigée atteinte, un trimestre étranger de plus n'apporte plus rien côté français.

Laquelle l'emporte

Depuis le 1er juillet 2022, les deux calculs utilisent le même salaire annuel moyen (voir plus bas). Ils ne diffèrent plus que par le taux, toujours au moins aussi bon avec vos années étrangères. En pratique, la pension proratisée l'emporte donc presque toujours ; à égalité, c'est elle qui est servie. La pension nationale garde un intérêt dans quelques cas, surtout quand le minimum contributif joue.

Un cas particulier : moins d'un an de travail dans un pays. Ce pays peut ne rien vous verser ; ces périodes comptent alors pour votre taux français, mais pas dans le prorata, ce qui augmente un peu la part française (règlement 883/2004, art. 57).

Exemple 1 : 30 ans en France, 12 ans et demi en Allemagne

Vous êtes né en mai 1964. Vous avez 120 trimestres en France, 50 en Allemagne, et un salaire annuel moyen de 30 000 €. Il vous faut 170 trimestres. Vous partez à l'âge légal, 62 ans et 9 mois, le 1er mars 2027 : 17 trimestres avant vos 67 ans.

CalculRésultat
Taux de la pension nationale39,375 % : il manque 50 trimestres, mais la décote s'arrête aux 17 qui vous séparent de 67 ans
Pension nationale30 000 × 39,375 % × 120/170 = 8 338 € par an
Taux de la pension proratisée50 % : avec 170 trimestres, France et Allemagne réunies, pas de décote
Pension proratisée30 000 × 50 % × 120/170 = 10 588 € par an
Pension verséela proratisée, 882 € par mois, soit 188 € de plus que la nationale

Exemple fictif. Retraite de base du régime général, brute, hors majoration pour enfants. Âge légal et durée exigée de la génération 1964 : Mémento 2026.07, fiches 2 et 3.

Les 50 trimestres allemands ne changent rien au rapport 120/170 : ils suppriment la décote. Avec 60 trimestres allemands, le résultat serait le même, car la durée retenue s'arrête à 170.

Côté Agirc-Arrco, l'enjeu est réel aussi. Si la complémentaire suit le taux plein obtenu grâce à l'Allemagne, elle devrait être versée sans minoration ; sinon, 17 trimestres manquants coûteraient 18,25 % de la pension complémentaire (Mémento 2026.07, fiche 6). C'est à vérifier sur la notification Agirc-Arrco.

La rente allemande viendra à 67 ans. Vos périodes allemandes étant déjà comptées, votre retraite française ne devrait pas changer à ce moment-là.

Exemple 2 : France et Suisse, et l'intérêt d'attendre

Vous êtes né en mars 1966. Vous avez 150 trimestres en France, 20 en Suisse, et un salaire annuel moyen de 40 000 €. Il vous faut 172 trimestres. Vous partez à l'âge légal, 63 ans et 3 mois, le 1er juillet 2029 : 15 trimestres avant vos 67 ans.

CalculRésultat
Pension nationaletaux de 40,625 % (décote de 15 trimestres) : 40 000 × 40,625 % × 150/172 = 14 172 € par an
Pension proratisée170 trimestres sur 172, taux de 48,75 % (décote de 2 trimestres) : 40 000 × 48,75 % × 150/172 = 17 006 € par an
Pension verséela proratisée, 1 417 € par mois, soit 236 € de plus que la nationale

Même avec la Suisse, il vous manque 2 trimestres. Faut-il attendre ?

DépartPension versée
63 ans et 3 mois1 417 € par mois
65 ans, sans trimestre de plus1 417 € par mois : il manque toujours 2 trimestres
66 ans et 9 mois1 435 € par mois
67 ans1 453 € par mois
63 ans et 9 mois, après 2 trimestres de plus travaillés en France1 473 € par mois, au taux plein

Exemple fictif, salaire annuel moyen inchangé dans chaque variante. Âge légal et durée exigée de la génération 1966 : Mémento 2026.07, fiches 2 et 3.

Partir plus tard sans travailler ne rapporte rien ici avant 66 ans et 9 mois. La décote se compte en effet sur le plus petit nombre entre les trimestres qui manquent (2) et ceux qui séparent de 67 ans. Deux trimestres de plus travaillés en France, eux, donnent le taux plein.

L'AVS suisse viendra à 65 ans. Précisez dans votre demande française que vous ne la demandez pas avant cet âge : c'est le plus sûr pour qu'elle ne soit pas anticipée, donc réduite. Voir nos guides quand demander chaque pension et retraite des frontaliers suisses.

Exemple 3 : une carrière française courte, et le piège des petites années

Vous êtes né en avril 1966. Vous avez travaillé 15 années en France, soit 57 trimestres, et 25 années à l'étranger, soit 100 trimestres. Vous partez à 63 ans et 3 mois, le 1er août 2029.

Avec moins de 25 années françaises, toutes comptent dans le salaire annuel moyen, y compris les petites : un job d'été, l'année du départ à l'étranger, l'année du retour. Ici, la moyenne des 15 années donne 28 687 €. Avant juillet 2022, la caisse n'aurait retenu que les 9 meilleures (25 années réduites au prorata de vos trimestres français), soit 38 278 € : la règle actuelle baisse votre salaire moyen de 25 %.

Et vos 25 années à l'étranger n'apportent rien au montant français à 63 ans et 3 mois. Il manque 115 trimestres d'un côté, 15 de l'autre, mais la décote s'arrête dans les deux calculs aux 15 trimestres qui vous séparent de 67 ans. Les deux pensions sont égales : 322 € par mois.

Reste l'effet des années de quelques mois :

Année française de quelques moisEffet sur la pension
Job d'été de 1990 (1 trimestre)−15 € par mois
Départ en février 1998 (1 mois de salaire, 2 trimestres)−8 € par mois
Retour en octobre 2023 (3 mois de salaire, 4 trimestres)+9 € par mois

Exemple fictif : salaires français revalorisés et sous le plafond de la sécurité sociale, même durée totale dans chaque variante.

Une année de quelques mois coûte quand elle apporte peu de trimestres ; elle rapporte quand elle en apporte quatre. Chiffrez avant de faire régulariser une petite année, ou de fixer la date d'un contrat autour du 1er janvier.

Le salaire annuel moyen : seulement vos salaires français

  • Vos salaires étrangers n'y entrent jamais, ni dans la pension nationale ni dans la pension proratisée (règlement 883/2004, art. 56).
  • Le nombre d'années n'est plus réduit. Pour les assurés nés à partir de 1953 dont la première retraite prend effet depuis le 1er juillet 2022, ce sont vos 25 meilleures années françaises, ou toutes si vous en avez moins de 25 (circulaire Cnav 2021-33). L'ancienne réduction au prorata survit seulement dans quelques cas : une retraite d'un régime aligné déjà obtenue avant le 1er juillet 2017, une retraite progressive antérieure, ou une première pension européenne attribuée avant le 1er juillet 2022.
  • Les années retenues sont celles qui valident au moins un trimestre, avec un salaire limité au plafond de la sécurité sociale. L'année de votre départ en retraite n'est pas retenue.
  • Pour les parents, les pensions qui prennent effet depuis le 1er septembre 2026 retiennent 24 années (un enfant) ou 23 (deux enfants ou plus) si vous avez une majoration ou une bonification pour enfant (art. R. 173-3-2 du code de la sécurité sociale). La règle devrait valoir aussi dans le calcul européen, puisque la circulaire 2021-33 aligne les deux salaires moyens, mais la Cnav ne l'a pas encore écrit. Elle n'aide que si vous avez au moins 24 années françaises.

Le ministère du Travail a reconnu en février 2026 que ce mode de calcul pénalise les carrières françaises courtes, faites de débuts de carrière et d'emplois étudiants, et qu'il devient plus favorable quand les dernières années sont françaises. Aucune réforme n'est annoncée (réponse à la question écrite n° 5753, JO de l'Assemblée nationale du 24 février 2026). Le détail du calcul est dans notre guide salaire annuel moyen.

Décote, surcote, carrière longue : ce que comptent vos trimestres étrangers

  • La décote se compte sur votre durée totale dans la pension proratisée, sur vos seuls trimestres français dans la nationale. Chaque trimestre manquant coûte 0,625 point de taux, soit 1,25 % de la pension.
  • La conversion : une année étrangère vaut 4 trimestres au plus ; un trimestre, 3 mois ou 13 semaines (exposé de la Cnav « Conversion des périodes »).
  • La carrière longue : vos périodes étrangères comptent telles que l'autre pays les atteste (circulaire Cnav 2026-29). La Carsat ne les étudie qu'à votre demande d'attestation ou de retraite.
  • La surcote : vos périodes étrangères comptent comme cotisées (circulaire Cnav 2018-4), mais la Cnav n'a jamais publié la façon de calculer une surcote dans une pension proratisée.
  • Avant le 1er avril 1983, une activité à l'étranger, même dans un pays sans convention, peut compter pour le taux comme « période équivalente » (code de la sécurité sociale, art. R. 351-4). Selon la Cnav, il faut alors avoir été couvert 5 années par l'assurance maladie française, ou justifier de 20 trimestres en France. C'est un levier peu connu pour les carrières anciennes hors d'Europe.

Agirc-Arrco : vos points français, sans prorata

Les régimes par points ne font pas de calcul au prorata (règlement 883/2004, art. 52 et annexe VIII). Votre Agirc-Arrco vous verse les points acquis en France, au prix du point : vos années à l'étranger n'en ajoutent aucun.

Leur effet est indirect. L'Agirc-Arrco est versée sans coefficient de minoration à l'âge où vous obtenez votre retraite de base au taux plein. Si ce taux plein vient de vos trimestres étrangers, la complémentaire devrait suivre ; aucune page de l'Agirc-Arrco ne le dit pour l'étranger, d'où l'intérêt de vérifier sa notification. La même logique vaut pour l'Ircantec, dont la décote dépend de la durée « tous régimes confondus ». Et si vous vivez en France, votre Agirc-Arrco se demande à part, même quand votre dossier de base passe par la procédure européenne.

Fonctionnaires : les règles européennes s'appliquent aussi aux régimes de la fonction publique (règlement 883/2004, art. 60). Au Service des retraites de l'État, les trimestres étrangers comptent, sous conditions, pour la décote et la surcote, mais pas pour la durée de services qui fixe le pourcentage de la pension.

Le minimum contributif : vos pensions étrangères comptent deux fois

Si votre pension est faible, le minimum contributif peut la relever, mais les pensions étrangères y jouent deux rôles :

  • Une condition : il n'est versé que si vous avez demandé toutes les retraites, de base et complémentaires, françaises et étrangères, auxquelles vous avez droit (code de la sécurité sociale, art. L. 351-10-1). Différer une pension étrangère que vous pourriez déjà toucher peut donc vous priver du minimum.
  • Un plafond : il est réduit si le total de vos pensions, étrangères comprises, dépasse 1 410,89 € brut par mois en 2026 (art. L. 173-2). Nous détaillons ce plafond dans notre guide polypensionnés.

Pour la majoration du minimum, vos périodes étrangères comptent comme trimestres cotisés dans les 120 exigés. Mais dans la pension proratisée, le minimum est lui-même réduit au prorata de votre durée totale, sans plafond : au-delà de la durée exigée, chaque trimestre étranger de plus réduit le minimum proratisé. C'est le cas où la pension nationale peut l'emporter, si elle est au taux plein, à 67 ans par exemple.

Quand une pension étrangère arrive plus tard

Dans l'Union européenne, la caisse garde la pension nationale, définitive dès le départ, et recalcule d'office la pension proratisée à l'arrivée de chaque pension étrangère, avec votre situation à cette date ; elle verse la plus élevée des deux (règlement 883/2004, art. 50). Le plus souvent, rien ne change : vos périodes étrangères comptaient déjà dans le premier calcul, et la Cnav ne recalcule pas si aucune condition nouvelle ne joue (exposé « Attributions successives - règlements européens »).

Avec le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, le Canada, le Québec ou Monaco, c'est l'inverse : la retraite française déjà attribuée n'est pas recalculée quand l'autre pays commence à payer (fiches pays de la Cnav). L'ordre et la date des demandes y comptent d'autant plus.

Hors d'Europe : le calcul dépend de la convention

Avec les pays liés à la France par une convention de sécurité sociale, la Cnav applique l'un de quatre modèles : totalisation des périodes et prorata, calcul séparé prioritaire (Algérie, États-Unis, Monaco), comparaison des deux pensions (Maroc, Tunisie, Canada, Québec) ou droit d'option. Dans toutes les conventions lues, les périodes de l'autre pays comptent pour votre taux, même en calcul séparé, et le salaire moyen reste fait de vos seuls salaires français.

Sans convention, vos années là-bas ne comptent pas pour votre retraite française, sauf si vous avez cotisé volontairement en France, à la Caisse des Français de l'étranger par exemple, si vous les rachetez, ou, avant 1983, au titre des périodes équivalentes vues plus haut.

Vérifier votre notification

  1. La durée du calcul : la durée d'assurance qui figure dans la formule doit être votre durée française, pas votre durée totale.
  2. Le taux : il doit tenir compte de vos trimestres étrangers. Un taux avec décote alors que, France et étranger réunis, vous avez la durée exigée signale un oubli.
  3. Le revenu de base : vos 25 meilleures années françaises, ou toutes si vous en avez moins, et sans réduction au prorata si votre retraite a pris effet depuis juillet 2022.
  4. Vos périodes étrangères : toutes reprises, 4 trimestres par an au plus, et comptées comme cotisées quand elles l'étaient, ce qui compte pour la carrière longue et la surcote. Votre relevé de carrière français ne les affiche pas : c'est normal.
  5. Le calcul retenu : si la notification ne dit pas si c'est la pension nationale ou la proratisée, demandez par écrit le détail des deux calculs.
  6. L'Agirc-Arrco : demandée à part, et sans minoration si votre base est au taux plein.
  7. Le minimum contributif : refusé ou réduit à cause d'une pension étrangère non demandée, ou du plafond.
  8. Les recalculs : à l'arrivée d'une pension européenne, vérifiez qu'il a été fait, ou qu'il n'avait pas lieu d'être.

Vous avez 2 mois après la notification pour saisir la commission de recours amiable. Le médiateur de l'Assurance retraite peut aussi être saisi après une réclamation écrite, ce qui suspend les délais de recours. Dans l'Union européenne, le récapitulatif des décisions de tous les pays, le document « P1 », ouvre en plus un réexamen de leur effet combiné. Et une période validée après coup fait réviser votre retraite depuis son point de départ, avec des rappels limités à 5 ans ; si la révision faisait baisser le montant, l'ancien serait maintenu (exposé de la Cnav « Révision de la retraite personnelle »).

Cinq idées fausses qu'on lit encore

  1. « Le nombre d'années du salaire moyen est réduit au prorata de vos années en France. » Périmé depuis le 1er juillet 2022.
  2. « La retraite complémentaire n'est pas couverte par la coordination. » Faux en Europe : l'Agirc-Arrco est coordonnée, simplement sans calcul au prorata.
  3. « Vous toucherez 22/40e de la pension complète. » Faux : la part française rapporte vos trimestres français à la durée exigée (172 trimestres pour les générations 1966 et suivantes), pas à votre carrière totale.
  4. « Les périodes étrangères ne changent pas le taux. » Faux : c'est précisément sur le taux, par la décote, qu'elles agissent.
  5. « En calcul séparé, les périodes de l'autre pays ne comptent pas. » Faux pour l'Algérie, les États-Unis et Monaco : la Cnav les retient pour le taux.

En un coup d'œil

QuestionRéponse
Combien de calculs ?Deux, nationale et proratisée ; le plus élevé est versé
À quoi servent mes années à l'étranger ?Au taux : elles réduisent ou suppriment la décote
Mes salaires étrangers ?Jamais dans le salaire annuel moyen
Combien d'années dans le salaire moyen ?Les 25 meilleures années françaises, ou toutes si moins de 25
Agirc-Arrco ?Vos points français ; sans minoration si la base est au taux plein
Minimum contributif ?Toutes les retraites demandées, et plafond de 1 410,89 € par mois, étrangères comprises
Pension étrangère plus tard ?Recalcul d'office en Europe, souvent sans effet ; aucun recalcul au Maghreb, au Canada ou à Monaco
Contester ?2 mois devant la commission de recours amiable

Faire vérifier votre notification

Une retraite calculée en partie sur l'étranger se vérifie ligne par ligne : la durée, le taux, le salaire moyen, puis le choix entre les deux calculs. Une erreur sur l'un de ces chiffres se répète chaque mois, pendant toute la retraite.

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