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Retraite frontalier suisse : AVS, 2e pilier, santé et impôt

Vous avez travaillé en Suisse et vivez en France : demander l'AVS et le 2e pilier, 13e rente, option santé à exercer en 3 mois, CSG et impôt en France.

Publié le 28 octobre 202613 min de lecturePar Claude-Henri Poitou

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Vous avez travaillé en Suisse, comme frontalier du Genevois français ou du Pays de Gex, ou le temps d'un poste à Genève, Lausanne ou Bâle, et vous vivez en France. Votre retraite viendra de trois sources : l'AVS, la rente de base suisse ; le 2e pilier, votre prévoyance professionnelle ; et, si vous avez aussi travaillé en France, votre retraite française, dont le taux tient compte de vos années suisses.

Quatre décisions se prennent au moment du départ, et certaines ne se rattrapent pas : où et quand demander l'AVS, rente ou capital pour le 2e pilier, l'assurance maladie à choisir dans les trois mois, et la façon dont la France imposera et prélèvera la CSG sur vos pensions suisses.

L'essentiel en 30 secondes

  • L'AVS se touche à 65 ans, un peu plus tôt pour les femmes nées avant 1964. Vous pouvez l'anticiper dès 63 ans, avec 6,8 % de réduction par an, à vie, ou l'ajourner jusqu'à cinq ans.
  • La 13e rente AVS est versée pour la première fois en décembre 2026, sans demande, y compris aux retraités qui vivent en France.
  • Une seule demande pour l'AVS et la retraite française, déposée en France, si vous y avez aussi cotisé. Le 2e pilier, lui, se demande toujours vous-même, à la caisse de pension.
  • La santé : avec des pensions suisses seulement, vous avez trois mois après la première rente pour choisir entre la LAMal et l'assurance maladie française, et le choix est définitif. Avec une pension française en plus, c'est la France, sans option.
  • La CSG n'est due sur vos pensions suisses que si l'assurance maladie française vous couvre ; elle s'applique alors sans plafond, au capital du 2e pilier aussi.
  • L'impôt : l'AVS et le 2e pilier sont imposables en France. Pour un capital, vous avez le choix entre le barème et un prélèvement de 7,5 % ; l'impôt suisse retenu à la source se récupère en Suisse.

L'AVS en 2026 : l'âge, le montant, la 13e rente

L'âge

L'âge de référence de l'AVS est de 65 ans, et la rente démarre le mois qui suit (loi sur l'AVS, art. 21). Pour les femmes, la réforme AVS 21 l'a relevé par paliers :

Vous êtes…Âge de référence AVS
un homme65 ans
une femme née en 1960 ou avant64 ans
une femme née en 196164 ans et 3 mois
une femme née en 196264 ans et 6 mois
une femme née en 196364 ans et 9 mois
une femme née en 1964 ou après65 ans

Source : Centre d'information AVS/AI, mémento 3.04 « Flexibilisation de la retraite », état au 1er janvier 2026.

Vous pouvez anticiper la rente dès 63 ans, 62 ans pour les femmes nées de 1961 à 1969, au mois près : elle est réduite de 6,8 % par année d'anticipation, à vie. Ces femmes bénéficient de taux de réduction plus faibles, au titre des compensations d'AVS 21. Vous pouvez aussi ajourner la rente d'un à cinq ans, pour une majoration de 5,2 % après un an et de 10,8 % après deux ans aux taux de 2026 (règlement sur l'AVS, art. 55ter). L'ajournement se déclare au plus tard dans l'année qui suit l'âge de référence. Ces taux restent ceux du règlement applicable en 2027, mais le Conseil fédéral peut les revoir.

Le montant

Une rente complète suppose une carrière suisse sans lacune, de vos 21 ans à l'âge de référence. Sinon, vous touchez une rente partielle, réduite en proportion des années manquantes : c'est le cas de presque tous les frontaliers. Selon votre revenu annuel moyen, la rente complète va de 1 260 à 2 520 CHF par mois en 2026, et passera de 1 280 à 2 560 CHF au 1er janvier 2027 (décision du Conseil fédéral du 2 octobre 2026). Pour un couple, les deux rentes sont plafonnées à 150 % de la rente maximale.

La 13e rente AVS

Votée en 2024, la 13e rente est versée pour la première fois avec la rente de décembre 2026, sans démarche, à toutes les personnes qui ont droit à une rente de vieillesse en décembre (ahv-iv.ch). Elle vaut un douzième des rentes de vieillesse de l'année, soit environ 8 % de plus sur l'année. Le Conseil fédéral la déclare due aussi aux ressortissants de l'Union européenne qui vivent hors de Suisse. La votation du 29 novembre 2026 sur son financement, par une hausse de la TVA, ne change rien au versement de décembre.

Demander son AVS en vivant en France

Où déposer la demande

  • Vous avez aussi cotisé en France : déposez votre demande de retraite auprès de votre caisse française, en y déclarant vos années suisses. Elle transmet les formulaires européens à la Caisse suisse de compensation (CSC), à Genève. La date de dépôt vaut dans les deux pays (règlement européen 987/2009, art. 45, applicable avec la Suisse depuis 2012). Si vous omettez vos années suisses, la date retenue côté suisse sera celle où vous les signalerez.
  • Vous n'avez travaillé qu'en Suisse : envoyez directement à la CSC le formulaire 318.000.1, « Demande de rente de vieillesse pour des personnes ne résidant pas en Suisse », accompagné du formulaire E 207 si vous avez aussi travaillé dans un autre pays européen.

L'AVS conseille de déposer la demande trois ou quatre mois avant l'âge de référence. Pour une demande qui transite par la France, prévoyez plus large. Les rentes non demandées ne sont versées rétroactivement que sur cinq ans.

Le piège de l'ajournement

Une demande de retraite déposée en France vaut aussi demande de rente AVS, sauf si vous demandez expressément d'y surseoir (règlement européen 883/2004, art. 50). Si vous voulez ajourner votre AVS tout en prenant votre retraite française, écrivez-le noir sur blanc dans votre demande, puis vérifiez la décision suisse dans l'année qui suit l'âge de référence.

Le versement

La CSC verse la rente en euros sur un compte en France, ou en francs sur un compte suisse. Le montant en euros varie donc chaque mois avec le taux de change. Résident de France, vous n'avez en principe pas de certificat de vie à renvoyer : la France transmet automatiquement les décès à la Suisse. Les prestations complémentaires et l'allocation pour impotent de l'AVS, elles, ne sont pas versées hors de Suisse.

Le 2e pilier : la demande que personne ne fait pour vous

Votre caisse de retraite française et la CSC s'occupent de l'AVS, pas du 2e pilier. Vous devez le demander vous-même, directement à votre caisse de pension, ou à votre fondation de libre passage si vous aviez quitté votre employeur suisse (Centre d'information AVS/AI, mémento 880).

Rente ou capital

La rente est la règle. Vous pouvez demander le capital pour au moins un quart de votre avoir obligatoire (loi sur la prévoyance professionnelle, art. 37), et pour davantage si le règlement de votre caisse le permet, dans le délai qu'il fixe. Si vous êtes marié, l'accord écrit de votre conjoint est exigé. C'est une décision patrimoniale, qui pèse sur l'impôt, la CSG et la protection du conjoint : faites-la chiffrer avant le délai.

Ce que vous pouvez retirer, et quand

  • À la retraite, la part obligatoire n'est pas bloquée : vous pouvez prendre votre capital de retraite comme un résident suisse. Ce qui est interdit, c'est de retirer la part obligatoire en espèces en quittant la Suisse, si vous êtes assuré obligatoirement dans un pays de l'Union européenne.
  • Un avoir de libre passage est versable au plus tôt cinq ans avant l'âge de référence. Il est dû à l'âge de référence ; le report jusqu'à cinq ans après n'est possible que si vous travaillez encore (ordonnance sur le libre passage, art. 16).
  • Pour acheter votre résidence principale en France, un retrait anticipé reste possible, jusqu'à trois ans avant la retraite.
  • Le pilier 3a est versable dès cinq ans avant l'âge de référence.

Les avoirs oubliés

Si vous avez perdu la trace d'un compte de libre passage, la Centrale du 2e pilier le recherche, sur demande écrite (formulaire SF-F5-FR, en ligne ou par courrier). Dix ans après l'âge de référence, les avoirs non réclamés passent au Fonds de garantie LPP, où ils restent réclamables jusqu'aux 100 ans de l'assuré.

L'impôt suisse sur le capital, et son remboursement

Tout capital du 2e pilier ou du pilier 3a versé à un résident de France subit un impôt suisse à la source, retenu par le canton du siège de l'institution : quelques pour cent, nettement moins à Schwyz qu'à Genève. Il ne s'impute pas sur l'impôt français : il se récupère en Suisse, en le demandant au canton dans les trois ans qui suivent le versement, avec une attestation du fisc français prouvant que le capital a été déclaré et imposé en France (convention franco-suisse de 1966, art. 20). Les rentes AVS et les rentes du 2e pilier d'une caisse privée ne subissent, elles, aucun impôt suisse.

L'assurance maladie : le choix à faire dans les trois mois

Votre situation de santé à la retraite dépend des pensions que vous touchez, pas de votre nationalité ni du choix fait quand vous étiez frontalier.

Vous ne touchez que des pensions suisses

La Suisse est compétente : vous relevez en principe de la LAMal. Mais vous pouvez demander à en être exempté pour vous affilier à l'assurance maladie française (règlement 883/2004, annexe XI). Ce droit d'option s'exerce dans les trois mois qui suivent votre installation en France ou, si vous y vivez déjà, la notification de votre rente suisse, c'est-à-dire son premier versement (Cleiss). Passé ce délai, vous êtes affilié d'office en Suisse. Le choix est définitif et vaut pour les membres de votre famille sans activité. Le formulaire « Choix du système d'assurance maladie » se fait compléter par votre CPAM, puis s'envoie à l'Institution commune LAMal, à Olten.

Dans les deux cas, vos soins en France sont remboursés aux tarifs français. Ce qui change, c'est ce que vous payez :

  • à la LAMal, une prime d'assurance maladie suisse, et un accès libre aux soins en Suisse ;
  • avec l'option française, pas de CSG ni de CRDS sur vos revenus, mais une cotisation de 8 % de votre revenu fiscal de référence, après un abattement de 25 % du plafond de la Sécurité sociale, soit 12 015 € en 2026 (Code de la sécurité sociale, art. L. 380-3-1 et D. 380-2). L'Urssaf la calcule sur vos revenus de l'avant-dernière année. Un gros capital du 2e pilier, qui entre dans le revenu fiscal de référence, pourrait donc la faire bondir deux ans plus tard.

Vous touchez aussi une pension française

C'est la France qui vous couvre, comme si vous n'aviez que votre pension française (règlement 883/2004, art. 23) : vous n'avez pas d'option. Et la CSG s'applique alors aussi à vos pensions suisses.

Le choix fait comme frontalier ne vaut plus

L'option exercée pendant votre activité, LAMal ou assurance maladie française, ne vous lie pas à la retraite. Le passage de travailleur à pensionné du seul régime suisse rouvre un droit d'option de trois mois ; sans démarche, vous êtes affilié en Suisse, même si vous cotisiez en France comme frontalier.

La CSG sur vos pensions suisses

La CSG, la CRDS et la CASA ne frappent une pension étrangère que si vous êtes domicilié fiscalement en France et à la charge de l'assurance maladie française (Code de la sécurité sociale, art. L. 136-1). Pour la Suisse, cette condition se lit dans les règlements européens :

  • avec des pensions suisses seulement, vous ne payez pas la CSG : soit vous êtes à la LAMal, soit vous avez opté pour la France et payez la cotisation de 8 % à la place ;
  • avec une pension française en plus, la CSG, la CRDS et la CASA sont dues sur l'AVS et sur le 2e pilier, rente ou capital, à 0 %, 3,8 %, 6,6 % ou 8,3 % selon votre revenu fiscal de référence, plus 0,5 % de CRDS et 0,3 % de CASA aux taux les plus hauts. Les seuils sont ceux de notre guide CSG retraite 2026.

Depuis la campagne de déclaration de 2025, sur les revenus 2024, l'administration ne plafonne plus ces contributions sur les revenus de source étrangère (rescrit BOI-RES-RSA-000219 ; réponse ministérielle n° 17748). Le plafonnement dont ont bénéficié de bonne foi les années précédentes reste acquis, mais le Gouvernement a écarté toute mesure transitoire (réponse publiée au Journal officiel le 27 octobre 2026). Des parlementaires demandent un plafond fixé par la loi ; rien n'est voté.

Exemple : un capital de 300 000 € du 2e pilier, pour un retraité qui touche aussi une petite pension française :

  • l'impôt suisse retenu à la source se récupère en Suisse, dans les trois ans ;
  • en France, avec l'option pour le prélèvement de 7,5 % : 300 000 € × 90 % × 7,5 % = 20 250 € d'impôt ;
  • la CSG, la CRDS et la CASA, au plus 9,1 % du capital brut : jusqu'à 27 300 €, non déductibles avec le prélèvement de 7,5 %.

Le même capital, pour un retraité sans pension française affilié à la LAMal, ne supporte pas ces 27 300 €. La date et l'ordre de vos demandes de retraite, française et suisses, ne sont donc pas neutres.

L'impôt en France

L'AVS et les rentes du 2e pilier

Pour un résident de France, elles ne sont imposables qu'en France (convention franco-suisse du 9 septembre 1966, art. 20), au barème, avec l'abattement de 10 % des pensions, plafonné pour l'ensemble du foyer (4 439 € sur les revenus 2025). Vous les déclarez sur l'annexe n° 2047, puis dans les cases des pensions de source étrangère imposables en France. Les cases « avec crédit d'impôt » sont réservées à d'autres cas : c'est une erreur fréquente.

Une pension publique suisse, versée par la Confédération, un canton, une commune ou un établissement de droit public, n'est imposable qu'en Suisse si vous avez la nationalité suisse, binationaux compris ; la France la prend alors en compte avec un crédit d'impôt égal à l'impôt français. Si vous n'êtes que Français, elle est imposable en France (art. 21).

Le capital du 2e pilier

Le capital est une pension au sens de la convention, imposable en France. Deux options :

  • le barème, avec le système du quotient, quel que soit le montant ;
  • sur option irrévocable, un prélèvement libératoire de 7,5 % sur 90 % du capital (Code général des impôts, art. 163 bis), si le capital est versé en une fois et que vos cotisations étaient déductibles là où votre salaire était imposé. Un versement échelonné en exclut le bénéfice.

Un gros capital peut aussi déclencher la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et la contribution différentielle (CDHR), qui complète l'impôt jusqu'à 20 % du revenu au-delà de 250 000 € pour une personne seule. Un acompte de 95 % de la CDHR estimée est dû entre le 1er et le 15 décembre de l'année du versement, sous peine d'une majoration de 20 %. Un capital qui constitue un revenu exceptionnel peut n'y compter que pour un quart, à condition de le demander sur la déclaration n° 2042-C.

Votre retraite française avec des années suisses

Vos années suisses s'ajoutent à vos trimestres français pour le taux de votre retraite de base, la carrière longue et la surcote, telles que la Suisse les atteste. Votre caisse calcule une pension nationale, avec vos seuls trimestres français, et une pension proratisée, avec l'ensemble de votre carrière, puis verse la plus élevée (règlement 883/2004, art. 52).

Elles n'entrent pas dans votre salaire annuel moyen, calculé sur vos seuls salaires français, sans réduction du nombre d'années depuis le 1er juillet 2022 (circulaire Cnav 2021-33) : avec une carrière française courte, vos années faibles comptent. Voir notre guide salaire annuel moyen.

Elles ne vous donnent aucun point Agirc-Arrco. Mais en vous faisant atteindre le taux plein du régime de base, elles peuvent en principe vous éviter les coefficients d'anticipation de l'Agirc-Arrco, qui en dépendent.

Deux règles de fin de carrière :

  • au chômage en France, une pension suisse réduit votre allocation de 25 %, 50 % ou 75 % de son montant, selon que vous avez 50, 55 ou 60 ans et plus (règlement d'assurance chômage, art. 18) ;
  • en cumul emploi-retraite, il faut avoir demandé toutes vos retraites, suisses comprises, à l'âge où elles sont servies sans réduction, donc l'AVS à son âge de référence. Pour les retraites qui prennent effet à partir du 1er janvier 2027, une pension non demandée peut suspendre votre retraite française ; les décrets sont attendus. Voir notre guide cumul emploi-retraite 2027.

Le calendrier

QuandQuoi
5 ans avant l'âge de référencePremier retrait possible d'un avoir de libre passage ou du pilier 3a
1 an avantPoint sur vos avoirs (Centrale du 2e pilier si besoin), choix rente ou capital, délai de votre caisse de pension
5 mois avant votre retraite françaiseDemande à votre caisse française, années suisses déclarées ; Agirc-Arrco
3 à 4 mois avant l'âge AVSDemande AVS, directement à Genève si vous n'avez pas cotisé en France
Dans les 3 mois du premier versement suisseOption LAMal ou assurance maladie française, si vous n'avez que des pensions suisses
Dans les 3 ans du versement d'un capitalRemboursement de l'impôt suisse à la source

Les erreurs qui coûtent le plus

  1. Croire que la Carsat demande aussi votre 2e pilier. Elle ne transmet que l'AVS.
  2. Laisser passer le délai de trois mois pour l'option santé : vous êtes affilié d'office à la LAMal, définitivement.
  3. Prendre sa retraite française sans dire qu'on ajourne l'AVS : la demande française vaut demande suisse.
  4. Prendre le capital sans chiffrer la CSG : avec une pension française, elle s'applique au capital, sans plafond.
  5. Oublier de récupérer l'impôt suisse à la source sur le capital : passé trois ans, il est perdu.
  6. Déclarer l'AVS dans les mauvaises cases : elle est imposable en France, sans crédit d'impôt.

En un coup d'œil

QuestionRéponse
Âge de l'AVS ?65 ans ; 64 ans et 3 à 9 mois pour les femmes nées de 1961 à 1963 ; anticipation dès 63 ans (62 ans pour les femmes nées de 1961 à 1969)
Montant ?Rente complète de 1 260 à 2 520 CHF par mois en 2026, de 1 280 à 2 560 CHF en 2027
13e rente ?Oui, à partir de décembre 2026, sans demande, aussi en France
Qui demande l'AVS ?Votre caisse française, si vous y avez cotisé ; sinon la CSC directement
Qui demande le 2e pilier ?Vous, auprès de la caisse de pension ou de la fondation de libre passage
Assurance maladie ?Pensions suisses seules : option dans les 3 mois ; avec une pension française : la France
CSG ?Seulement si la France vous couvre ; alors sans plafond, capital compris
Impôt ?En France ; capital au barème ou à 7,5 % ; impôt suisse remboursable dans les 3 ans

Faire le point avant de partir

Une retraite entre la Suisse et la France se joue sur des délais courts, trois mois pour l'assurance maladie et trois ans pour l'impôt suisse, et sur des choix irréversibles : rente ou capital, ajournement, option santé. Ils se chiffrent ensemble, avec votre retraite française.

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